Transferts

En période de mercato, il y a les transferts records, et puis il y en a d’autres, réalisés de manière beaucoup plus insolite… En voici quelques-uns.

Kristiansund (Norvège) et le financement participatif

Comment recruter un joueur quand on n’en a pas les moyens ? Kristiansund BK, club norvégien, a trouvé la solution : lancer un projet de financement participatif. En effet, tout juste promu en début d’année 2017, le club ne pouvait se payer l’international estonien Nikita Baranov, défenseur central de son état, dont le salaire avoisine les 100 000 euros par an. A vrai dire, il manquait encore 20 000 euros dans les caisses pour pouvoir boucler la venue du joueur de 24 ans. Et grâce à ses supporters, cela a pu devenir réalité. Ce fut même un succès inespéré, puisque 50 000 personnes ont participé au crowdfunding lancé sur internet, pour un total d’environ 56 000 euros récoltés. Grâce à cette somme, les dirigeants ont pu offrir le salaire demandé par le joueur et également supporter sans problème ses frais d’installation. On dit merci qui ? Les fans, bien sûr.

Le NK Domzale (Slovénie) et Linkedin

«Cherche un arrière droit, passeport de l’Union Européenne nécessaire. De préférence très offensif pour un système en 3-4-3». Voici le message laissé en janvier 2016 par Luka Elsner, l’entraîneur du NK Domzale, un club de première division slovène, sur le réseau social professionnel Linkedin. Plus de cinquante réponses et cent cinquante profils reçus plus tard, l’entraîneur fait le tri. Et dégote Alvaro Brachi, un Espagnol jouant à Videoton en Hongrie, également passé par l’équipe B de l’Espanyol Barcelone. «Je pense qu’on a fait un très bon coup», livrait alors le coach à L’Equipe. Pour la petite histoire, même s’il a joué les tours préliminaires de Ligue Europa, Brzchi n’a pas eu énormément de temps de jeu sous ses nouvelles couleurs, se trouvant régulièrement sur le banc… et se retrouve libre au 1er juillet prochain.

L’OGC Nice et Football Manager

En 2010, Jonathan Beilin est un jeune recruteur de l’OGC Nice. En 2010, le Serbe Nemanja Pejcinovic, prêté par son club du FK Rad Belgrad au Herta Berlin, est un parfait inconnu en train de perdre le fil de sa carrière puisqu’il ne joue plus. Pourtant, lorsque son nom lui est soumis par un supérieur, Jonathan Beilin fait tilt : c’est lui que Nice doit recruter. La raison ? «Ce joueur-là, je le connaissais déjà depuis deux ou trois ans, de Football Manager, a expliqué le recruteur à So Foot, accro depuis minot à ce jeu de simulation. Direct, quand on m’a proposé ce nom, j’ai dit « quand on va regarder des vidéos, on sera tous d’accord ». En fait, il était parti en Allemagne, il ne jouait pas. Du coup, on a pu le recruter.» Une bonne pioche puisque le défenseur central s’impose comme titulaire indiscutable, reste quatre saisons chez les Aiglons et s’envole ensuite au Lokomotiv Moscou. Comme quoi, cela a parfois du bon d’être un geek.

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