« J’arrête de chanter. Définitivement. Je vais faire une dernière tournée et un dernier album en octobre », a indiqué au quotidien Le Parisien le chanteur de 70 ans. L’enregistrement de ce nouveau disque qui sera son 26e doit commencer « cette semaine ». « Une chanson parle du pape François, une autre des figurants au cinéma », précise-t-il.

« Après j’irai au théâtre, je me ferai plaisir », ajoute-t-il. « Ma voix, avec l’âge, a descendu. Ce que j’ai gagné en grave, je l’ai perdu en aigu. Je veux me protéger et ne surtout pas faire l’album et la tournée de trop… Il arrive un moment où on a tout dit. Et puis j’ai 70 piges, j’ai bien le droit de me faire plaisir ».

Le chanteur aux plus de 100 millions d’albums vendus, à la fois populaire et controversé, se consacrait au théâtre depuis sa dernière tournée en 2013, « Les Grands Moments ».

« J’adore le populaire, le théâtre de boulevard, n’en déplaise aux intellos (…) Au théâtre, je jouerai jusqu’au bout », dit-il.

Michel Sardou remontera sur scène à partir de cet été pour une série de concerts baptisée « La Dernière Danse ». Des concerts sont prévus jusqu’en mars 2018.

Il précise dans Le Parisien que cette dernière série ressemblera « à quelque chose qu’il n’a jamais fait: de grands écrans assez dingues à travers lesquels on passe, avec plein d’effets visuels… ».

« Ce sera un remerciement au public, qui me suit depuis cinquante ans », souligne l’interprète de « Je vole », « Les lacs du Connemara » ou « Une fille aux yeux clairs ».

En cinquante ans d’une carrière jalonnée de 25 albums studios, 18 albums live et près de 350 chansons, Michel Sardou a réalisé des dizaines de « tubes » comme « Les Bals populaires », « La Maladie d’amour », « Être une femme » ou « En chantant ».

Sa carrière a aussi été marquée par des prises de position discordantes et polémiques.

Il avait suscité la controverse en 1967 avec « les Ricains », chanson rendant hommage aux États-Unis, alors que la France était sortie de l’OTAN et que la guerre du Vietnam provoquait une vague d’antiaméricanisme.

Il avait récidivé en 1976 avec « Je suis pour », chanson perçue comme un plaidoyer en faveur de la peine de mort, devenant la bête noire de l’extrême gauche.

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