Qui sera le plus rapide : la voile ou le moteur ? Dimanche soir quatre maxi-catamarans de course se sont élancés de Saint-Nazaire pour rallier New York. Mais les multicoques n’ont pas été les seuls à quitter la ville dans l’ouest de la France. Un autre concurrent a également largué les amarres et non des moindres : le Queen Mary 2.

The Bridge, le nom de cette confrontation atypique, a été imaginée par l’ancien skipper Damien Grimont pour célébrer l’amitié franco-américaine à l’occasion du centenaire de l’entrée dans la première Guerre mondiale des Etats-Unis.

Côté voile, le plateau est spécialement relevé avec François Gabart (vainqueur du vendée Globe 2012/2013) , Francis Joyon (détenteur du record du tour du monde en équipage en 40 jours), Thomas Coville (détenteur du record du tour du monde en solitaire en 49 jours) et Yves le Blévec.

 

 

 

Si l’issue de la confrontation ne fait de guère de doutes – le paquebot de 345 mètres de long a toutes les chances de remporter la course – les équipages des quatre trimarans vont batailler pour décrocher la première place… dans leur catégorie.

Le Queen Mary devrait franchir la ligne d’arrivée, fixée sous le pont Verrazano à New York après avoir parcouru les 3 152 milles nautiques du parcours (soit 5 837 km) vers le premier juillet. Les voiliers, quant à eux, sont attendus quelques jours plus tard au pied de la statue de la liberté. Les bateaux à voiles, même s’ils peuvent faire des pointes à plus de 40 nœuds plus de 70 km/h) peuvent en effet difficilement lutter contre le paquebot qui va filer droit à 28 nœuds de moyenne sans être perturbé par les caprices du vent.

C’est la première fois que ces grands catamarans de la catégorie “ultime” (plus de 30 mètres) vont naviguer les uns contre les autres. Jusqu’à lors, ils n’avaient été utilisés par leur skipper que pour établir des records de traversée. Ce sera donc une première pour l‘équipage qui remportera la transat du centenaire, l’épreuve qui ne concerne que les “ultimes”.

Des dizaines de milliers de spectateurs s’étaient donnés rendez-vous de sur les quais de Saint-Nazaire pour assister au départ des voiliers et du Queen Mary 2. C‘était d’ailleurs un retour aux sources pour le paquebot. Il avait pris la mer ici en 2003 après avoir été construit par les chantiers de l’Atlantique.

Les cinq concurrents ont franchi la ligne de départ à 19h précises en présence d’un invité de marque, un airbus A380. L’avion a effectué plusieurs vols à basse altitude, au-dessus des spectateurs.

 

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