SAINT-ANDRÉ. Si la vidéo de l’altercation diffusée jeudi soir sur les réseaux sociaux ne fait honneur à aucun des protagonistes, elle a néanmoins fait le buzz.

Dès jeudi soir, la vidéo amateur de l’altercation ayant eu lieu au niveau du lycée Jean-Perrin entre un parent d’élève et le personnel a connu un certain succès sur les réseaux sociaux. Comme nous l’évoquions déjà hier, l’un des élèves de l’établissement l’a publiée sur la page Facebook Radar 974 et celle-ci a recueilli près de 1 200 réactions et presqu’autant de commentaires…

Ce qui nous a permis de constater que les circonstances de cette bagarre ne correspondaient pas exactement aux informations relayées par les syndicats enseignants. Les faits sont en effet un peu plus complexes. La publication de la vidéo a en tout cas eu le mérite d’avoir donné un coup d’accélérateur à l’enquête.

Selon nos informations, la vidéo était, hier après-midi, en cours d’exploitation par les enquêteurs du commissariat de Saint-André saisis des plaintes croisées des différents protagonistes pour violences. Une confrontation a également eu lieu. Si le personnel du lycée se refusait jeudi à tout commentaire, tout a changé avec la diffusion de la vidéo. Gilbert Vielleuse, le proviseur de l’établissement, est sorti de son silence.

 »Nous étions en exercice d’évacuation incendie, à 9h15. Consigne avait été donnée au personnel de fermer l’accès à l’établissement. Il n’y avait donc plus de possibilité d’entrer et de sortir. Est arrivé un parent d’élève. On lui a demandé de rester dans le sas d’entrée. Il n’a pas compris malgré les diverses explications qui lui ont été données », explique Gilbert Vielleuse.

 »À la fin de l’exercice, je suis allé le voir et j’ai essayé de lui expliquer mais il était tellement remonté qu’il n’écoutait absolument pas. Comme c’était la récréation, je l’ai accompagné à la sortie. Il a continué à proférer ses menaces, à provoquer… »

C’est là que l’autre personnel du lycée a porté le premier coup et que le proviseur a lui-même reçu dans la mêlée un coup au visage qui l’a mis K.O. M. Vielleuse dit regretter que son agent ait perdu son calme,  »mais en même temps, il y avait une agression verbale qui durait déjà depuis quelque temps. À‡a n’excuse certes pas ce geste malheureux, car c’est un geste malheureux d’en venir à la violence. Ce n’est pas ce que nous pronons auprès de nos élèves ». Les enseignants ont été invités à discuter des événements avec les élèves. L’équipe mobile de sécurité du rectorat restera aussi sur place jusqu’à mardi.  »Nous souhaitons maintenant tourner la page par rapport à cet accident », conclut M. Vielleuse

Nous avons également pu échanger avec l’avocat du père de famille, Me Judicaël Mangataye.  »Il s’agit de violences commises aux abords d’un établissement d’enseignement, des faits fortement réprimés par le code pénal, souligne le conseil. Mon client est fortement affecté par cette situation. Il demeure dans l’incompréhension. En effet, dans les instants qui ont suivi les faits, il a été présenté comme une personne violente entrée dans l’établissement pour frapper un proviseur. Mais son but était de savoir pourquoi son fils se trouvait à l’extérieur de l’établissement ».

 »L’enquête permettra d’aboutir à la manifestation de la vérité. La vidéo publiée sur internet montre des événements concrets de violences sur la personne de mon client. Cette vidéo permet de voir qui a porté le premier coup, qui a tenté de calmer les choses, qui a pris la décision de partir et qui a décidé de poursuivre les violences ».

 »Mon client a certes eu un comportement inadapté, mais avant d’émettre la moindre opinion, il serait intéressant de s’intéresser aux circonstances à l’origine de son comportement. Il a été provoqué par le personnel et mon client est tombé dans le jeu de la provocation ». Alors qui a provoqué qui ‘

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