Dix jours sans pouvoir marcher: Katya a porté ses chaussures neuves toute une journée, début juin: « au bout de quelques heures, je sentais bien que j’avais les pieds chauds mais je cavale beaucoup. C’est la nuit que ça a gonflé et la sensation de brûlure est devenue insupportable. Des cloques sont apparues, je ne pouvais plus poser les pieds par terre », a-t-elle raconté à La Voix du Nord

D’autres cas signalés

Son médecin lui diagnostique alors une brûlure chimique et lui reconnaît sept jours d’incapacité totale de travail (ITT). La sexagénaire mettra même dix jours avant de pouvoir de nouveau marcher, et encore: sur les talons. 

Les préfectures du Nord et du Pas-de-Calais alertent les consommateurs sur ces produits, après plusieurs plaintes:

Dix à vingt autres personnes se sont signalées pour les mêmes maux, dus aux mêmes causes, dans le Pas-de-Calais, et autant dans le Nord. 

Désormais, au niveau national, les services de l’État analysent les produits incriminés afin d’en identifier les causes. Mais le coupable semble tout désigné: il s’agirait de diméthylfumarate, un fongicide interdit en Europe depuis 2006.

En 2008, des fauteuils en cause

Et d’autant plus agressif s’il est en contact direct avec la peau.

Selon la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), qui a récupéré les chaussures de la sexagénaire et une autre paire, neuve, achetée en magasin, « ces deux prélèvements sont actuellement soumis à des analyses visant à identifier les substances ayant pu mener à cette réaction. »

En 2008, ce sont des fauteuils et canapés vendus par Conforama qui avaient défrayé la chronique, pour l’utilisation du même produit, produisant les mêmes effets sur les clients.

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