Quelques minutes à peine après l’attaque, alors qu’on ne savait encore presque rien sur ce qui passait à Londres, s’il y avait des morts, si c’était un attentat terroriste, le président américain a envoyé un tweet depuis l’un de ses golfs dimanche 4 juin.

Sans un mot pour les victimes, sans un mot pour les secours et les policiers, sans un seul mot pour les habitants de Londres ou les Britanniques en général. Sa première réaction, au sens de son premier réflexe, a été d’exploiter cette tragédie à des fins politiques, claironner qu’il avait raison avant tout le monde, et faire pression sur la justice américaine.

L’une des principales promesses de campagne, lancées juste après les attentats de Paris et San Bernardino, c’était d’interdire l’entrée du territoire aux musulmans, et ce qu’il appelait une « interdiction de voyager ». Très vite, les conseillers les moins nationalistes autour de lui ont tenté de le convaincre que ça n’était pas possible, que c’était contraire aux valeurs et au droit américain.

Alors quelques jours après son investiture, il a présenté une interdiction qui ne visait que sept pays musulmans. Elle a été cassée par des juges fédéraux. Il a présenté une version modifiée, à nouveau cassé, car les juges ont conclu que c’était une discrimination. « Nous devons être intelligents, vigilant et durs. Nous avons besoin que les cours de justice nous rendent nos droits. Nous avons besoin d’une interdiction de voyager comme niveau supplémentaire de sécurité », a-t-il écrit dans son message sur Twitter à propos de Londres.

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