Le couple Trump a été invité à Paris pour commémorer le centenaire de l’entrée des Etats-Unis dans ce conflit qui a fait près de 10 millions de morts.

Donald Trump et son épouse Melania ont entamé, jeudi 13 juillet à Paris, une visite de deux jours pleine de faste, loin de l’atmosphère plombée de Washington où le scandale de collusion présumée avec la Russie se rapproche dangereusement du président américain.

Le couple Trump a été solennellement accueilli par le chef de l’Etat français Emmanuel Macron et son épouse Brigitte à l’Hôtel national des Invalides, un bâtiment érigé au XVIIe siècle pendant le règne de Louis XIV pour y accueillir les blessés de guerre. Les deux présidents, qui se sont déjà rencontrés à plusieurs reprises, ont échangé une chaleureuse poignée de main, avant d’écouter les hymnes américain et français puis de passer les troupes en revue.

M. Macron, qui goûte les symboles, a ensuite conduit ses hôtes à l’église Saint-Louis des Invalides, s’arrêtant avec eux devant le tombeau de l’empereur Napoléon 1er, puis devant celui du maréchal Foch, un des plus grands chefs militaires de la première guerre mondiale.

Pas de blanc-seing donné au président américain

Les Trump ont été invités à Paris pour commémorer le centenaire de l’entrée des Etats-Unis dans ce conflit qui a fait près de 10 millions de morts. Un intermède qui devrait permettre au président américain d’oublier momentanément ses ennuis, au moment où son fils aîné est à son tour soupçonné de collusion avec Moscou pendant la campagne électorale américaine.

 

La République française s’est mise en quatre pour accueillir le couple Trump, avec notamment un dîner jeudi soir au deuxième étage de la Tour Eiffel. Vendredi, M. Trump assistera au traditionnel défilé militaire du 14 juillet sur les Champs-Elysées, où se succéderont soldats américains et français.

« Nous avons l’habitude de bien recevoir les gens qu’on invite. Nous aurons à cœur que ce séjour se déroule bien », explique l’Elysée, démentant l’idée que cette invitation en grande pompe constitue un blanc-seing donné à l’imprévisible dirigeant américain.

 

Convergences contre le terrorisme, divergences sur le climat

La visite de M. Trump revêt une forte charge politique, compte tenu des relations difficiles que le président, chantre de l’« Amérique d’abord », entretient avec le reste du monde. Et elle intervient quelques jours après un G20 houleux, pendant lequel les Etats-Unis ont réaffirmé leur volonté de faire cavalier seul, notamment sur la question primordiale du climat.

Mais Paris et Washington ont « un point de convergence essentiel : la lutte contre le terrorisme et la protection de nos intérêts vitaux. Que ce soit au Proche ou Moyen-Orient et en Afrique, notre coopération avec les Etats-Unis est exemplaire », a répété M. Macron dans un entretien commun accordé à la presse française et allemande.

Toutefois, promet l’Elysée, les sujets de divergence, en particulier le climat, « ne seront pas évités » au cours des discussions prévues pour jeudi après-midi à l’Elysée. Depuis le retrait début juin des Etats-Unis de l’accord de Paris, le président français se présente en défenseur de cet accord, mais il affirme ne pas désespérer de convaincre les Etats-Unis de revenir dans l’accord.

« Pas de divergence entre Paris et Berlin sur la manière de traiter Trump »

A la récente réunion du G20, le président français a multiplié les amabilités, les gestes complices, les accolades, en net contraste avec les autres Européens, notamment Angela Merkel, très critique vis-à-vis de l’Américain.

Hasard du calendrier, la chancelière allemande était à Paris jeudi en même temps que M. Trump, pour un sommet franco-allemand qu’elle a coprésidé dans la matinée avec Emmanuel Macron.

Paris et Berlin partagent la même vision sur « le libre et juste commerce » et la lutte « contre le protectionnisme », mais aussi sur le climat et sur le président américain Donald Trump, a assuré M. Macron à l’issue du conseil. « Il n’y a pas de divergences entre la France et l’Allemagne sur la manière de traiter le président Trump », a-t-il dit.

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