PORTO RICO – Décidément, Donald Trump ne sait pas y faire avec Porto Rico. Le président des États-Unis cumule les gaffes depuis la dévastation de l’île par l’ouragan Maria. Après avoir jeté de l’essuie-tout comme s’il jouait au basket et félicité les autorités pour les « seize victimes », il a tenté de prononcer Porto Rico en espagnol. Et c’est assez gênant.

Lors d’une conférence de presse vendredi 6 octobre, Donald Trump s’est exprimé à l’occasion du mois du patrimoine hispanique à la Maison-Blanche, il a notamment loué la contribution de la communauté hispanique au États-Unis. Évoquant Porto Rico sinistrée après l’ouragan Maria, le président s’est mis à prononcer le nom de l’île avec l’accent espagnol. Trois fois.

 

 

« Puuuerto Rico. Nous aimons Puuuerto Rico. Et nous aimons aussi Puerto Rico », énonce-t-il sous les rires de l’auditoire, allongeant et exagérant l’accent hispanique.

Et cet essaie linguistique n’a visiblement pas plu aux internautes.

 

 

« Incroyable. Auriez-vous imaginé qu’il répète trois fois « Las Vegas » avec un foutu accent de Western. Réveillez-vous les gens! »

 

 

« Le fait qu’il pense qu’il est drôle quand il fait des vannes stupides et haineuses comme celles-ci dit beaucoup de choses sur qui il est vraiment ».

 

 

Ce n’est pas la première fois que le président se fait épingler pour un comportement inapproprié en ce qui concerne l’île.

Interpellé par la maire de San Juan, Carmen Yulin Cruz, qui a « supplié » le monde de venir au secours de cette île américaine des Caraïbes, tout en dénonçant le manque de soutien de Washington, le président des Etats-Unis avait riposté:

« Quel médiocre leadership de la part de la maire de San Juan et d’autres à Porto Rico » territoire administré par les Etats-Unis. Le tout en pointant du doigt les « travailleurs » insulaires de ne pas assister leurs voisins. « Ils veulent que l’on fasse tout pour eux, alors que ce devrait être un effort de toute la communauté. 10.000 employés fédéraux en ce moment sur l’île font un travail fantastique ».

Ensuite, il a dédié son trophée de golf aux victimes des ouragans Harvey, Irma et Maria, puis il a comparé le passage dévastateur de l’ouragan Maria à ce qu’il considère comme « une vraie catastrophe », à savoir l’ouragan Katrina en 2005. Dans ce même discours, il s’est félicité -après avoir tenu à dénoncer le fait que Porto Rico a coûté de l’argent à l’État américain à la suite du drame- que « 16 personnes soient décédées », contre des milliers douze ans plus tôt. « Vous pouvez être fiers de ce qui vient de se passer à Porto Rico », a-t-il lancé.

 

 

 

 

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