Publié le jeudi 17 août 2017 à 21:32 par Romain GASPAR. .

Paris, comme vous ne l’avez jamais vue. La vidéo aérienne de l’entreprise
de Rezé (Loire-Atlantique) AeroTech Vision cartonne. Bienvenue dans les
coulisses.

« Nous ne nous attendions pas à un tel buzz. Nous sommes agréablement surpris », se réjouit le jeune patron d’AeroTech Vision, Fabien Chetez. La médiatisation de ses images de la capitale a dépassé tous les espoirs de l’entreprise. Depuis leur publication, à la fin du mois de juillet, la vidéo de Paris filmée grâce à un drone en ultra-haute définition (4K) est devenue une sacrée carte de visite pour cette start-up d’à peine 3 ans. « On a eu cette idée pour développer les prises de vues aériennes en France. On aimerait l’exporter dans d’autres villes. »

Des démarches contraignantes

Le projet était dans les cartons depuis la création de la société de productions de films. « J’ai toujours voulu filmer Paris, car c’est une ville très symbolique et un vrai challenge », explique Fabien Chetez. Mais les autorisations n’ont pas été faciles à obtenir : « On a mis un mois à réaliser le dossier de production en amont puis trois semaines à avoir les autorisations de tournage auprès de la préfecture. »

Comme l’explique la secrétaire générale de la Fédération professionnelle du drone civil, Isabelle Vanneste, tout le monde ne peut pas piloter un drone : « Il faut un diplôme aéronautique et faire homologuer son activité commerciale auprès de la DGAC (Direction générale de l’aviation civile) avant de déclarer les vols auprès de la préfecture. »

C’est particulièrement vrai dans les grandes agglomérations. Ne sont autorisés que des opérateurs aguerris dont on a pu juger le professionnalisme. Et les difficultés ne s’arrêtent pas là. Isabelle Vanneste précise que les drones n’ont le droit de survoler ni les immeubles d’habitation ni les piétons ni les voitures.

Le directeur de production dAeroTech Vision a trouvé une solution : « Les drones décollaient des parcs et jardins fermés au public. Ils montaient et descendaient sur un rayon d’une vingtaine de mètres et filmaient à 360 degrés. Pour donner une impression de mouvement, on a joué sur les zooms des objectifs. »

Tour des monuments de Paris

Quatre jours de tournage ont été nécessaires pour réaliser ces trois minutes d’images sans commentaire. Les journées étaient longues, de 4 h du matin à 2 h du matin le lendemain. « On ne pouvait pas filmer le midi car les lumières étaient trop fortes. On en profitait pour dormir », précise Fabien Chetez.

L’entreprise a pu faire voler ses drones, comme des oiseaux, nuit et jour, près des plus grands monuments de la capitale. La tour Eiffel, l’Arc de Triomphe, les Champs-Élysées, le Sacré-Coeur, la Défense, Montparnasse, Beaubourg… Tout y passe.

Pas encore de retombées concrètes. Mais le patron a bon espoir : « Je suis en contact avec des sociétés de production londoniennes qui veulent utiliser nos moyens pour faire des films dans Paris. »

Romain GASPAR.

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