Le tribunal de grande instance de Montauban a accordé un dédommagement de plus d’un million d’euros à une mère de famille qui avait été victime de l’explosion d’un siphon en 2013, a annoncé son avocate samedi.

Le tribunal de grande instance de Montauban a accordé, le 20 juin dernier, plus d’un million d’euros en réparation des préjudices subis par une jeune mère de famille, grièvement blessée par l’explosion d’un siphon à chantilly, a-t-on appris ce samedi par son avocate.

Les faits sont survenus le 21 décembre 2013 : la victime, âgée de 30 ans au moment des faits, avait subi l’explosion d’un siphon qui avait causé une fracture du crâne, une hémorrogie intracranienne et une déformation d’une partie du visage. « Le travail des chirurgiens a été assez stupéfiant et le préjudice esthétique in fine apparaît très peu. En revanche, il y a des séquelles très lourdes du traumatisme crânien », a expliqué son avocate, Me Petitgirard, à la Dépêche du Midi.

Préjudice moral reconnu pour la famille

En effet, cette mère de famille ne peut plus travailler et a perdu l’odorat et le goût. « L’indemnisation de 1,089 million d’euros est colossale, pour autant c’est pour tout une vie, et à la hauteur du préjudice subi », affirme l’avocate de la victime. En outre, la justice a également reconnu le préjudice moral du compagnon de la victime et de leurs deux enfants, fait plutôt rare pour la justice civile française lorsqu’il n’y a pas de décès. Chacun touchera 10.000 euros.

Le jugement a été rendu le 20 juin dernier, mais rendu public vendredi seulement au moment de l’expiration des délais d’appel. L’importateur du siphon F2J et l’assureur AXA ont été condamnés pour ce préjudice, mais pas le distributeur Auchan, à qui la justice a toutefois reproché de ne pas avoir « mis en place un dispositif d’alerte efficace de ses clients acquéreurs d’un siphon Ard’Time » dont la dangerosité était connue depuis mars 2013.

Ce sont ces mêmes modèles qui sont mis en cause dans la mort de la blogueuse Rebecca Burger en juin dernier. AXA a déposé un appel partiel, estimant qu’Auchan devait partager le paiement des dommages.

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