L’Allemagne ne transige pas avec le respect de la vie privée. L’Agence fédérale des réseaux (équivalent de l’Arcep en France) a ordonné que la poupée connectée Cayla soit détruite. L’autorité va même plus loin en exigeant « des preuves de la destruction du jouet sous forme de photo avant/après », précise BFM TV. Si la poupée, vendue en Europe depuis 2014, n’est pas détruite, les consommateurs qui ne se soumettront pas à la loi pourront se voir infliger par la justice une amende de 25 000 euros.

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Le jouet, d’apparence inoffensive,« est considéré comme un espion potentiel susceptible de violer la vie privée des familles allemandes. » Sa technologie (compatible au Bluetooth, elle est dotée d’un micro et d’un haut-parleur) et son manque de sécurité peuvent potentiellement présenter un danger.

Car n’importe qui peut se connecter à l’objet commercialisé par l’Américain Genesis Toys et « enregistrer les conversations des possesseurs grâce à son micro capable de capter des sons jusqu’à 20 mètres de distance », indique BFM TV.

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En France, la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) a été saisie par l’association UFC-Que Choisir afin qu’une enquête soit menée. L’organisme n’en a toujours pas publié les résultats mais il a mis au point une fiche d’information sur les jouets connectés. Pour le moment, la poupée est toujours en vente en France.

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