Une décision de la Cour suprême rendue le mois dernier indique que l’administration américaine doit accepter des réfugiés supplémentaires si ceux-ci sont en mesure de prouver qu’ils ont une «relation de bonne foi» avec une personne ou une entité aux États-Unis.

Cette mesure prescrite par le haut tribunal s’inscrit dans un jugement plus vaste qui a permis à Donald Trump de mettre partiellement en vigueur son décret-loi controversé interdisant l’entrée en sol américain aux ressortissants de six pays majoritairement musulmans.

En date de mercredi, 50 086 réfugiés avaient été admis aux États-Unis depuis le début de l’année budgétaire, en octobre.

Les réfugiés qui s’ajouteront devront se soumettre aux mêmes contrôles, mais devront aussi prouver qu’ils ont des proches vivant aux États-Unis, un travail qui les attend ou qu’ils ont été admis dans un collège ou une université américaine.

Les critères supplémentaires doivent être en place pendant 120 jours, pendant que le gouvernement analyse les procédures de contrôle et de sécurité qui, selon ce qu’a suggéré M. Trump, ne seraient pas assez strictes.

Un nouveau seuil doit toutefois être établi en octobre prochain, pour le début de la prochaine année budgétaire. Tout pourrait en outre être sujet à changer, ce même mois, quand la Cour suprême entendra l’argumentaire de chaque partie au sujet du décret-loi migratoire.

Le président américain avait fixé le seuil de 50 000 réfugiés en vertu de son décret-loi qui vise à interdire l’entrée aux États-Unis de ressortissants de l’Iran, de la Somalie, du Soudan, de la Syrie, de la Libye et du Yémen.

La vice-présidente des programmes de l’organisme Lutheran Immigration and Refugee Service, Kay Bellor, a indiqué, mercredi, que tant son organisation que d’autres agences d’aide s’attendent à accueillir d’autres réfugiés dans les mois à venir.

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