C’était l’une des promesses de campagne d’Emmanuel Macron : définir le statut de la Première dame de la République. Une pétition lancée sur le site change.org s’opposant à ce rôle spécifique, a recueilli ce samedi, plus de 100 000 signatures.

Brigitte Macron devra-t-elle se contenter de son rôle de marraine du panda du zoo de Beauval et renoncer à un rôle spécifique en tant que Première dame ?

Thierry Paul Valette, fondateur du mouvement politique l’égalité Nationale, a lancé il ya deux semaines une pétition contre le statut de Première dame pour Brigitte Macron sur le site Change.org. Devenue virale, celle-ci a recueilli près de 120 000 soutiens ce samedi après-midi.

Une promesse de campagne

Au cours de sa campagne présidentielle, Emmanuel Macron avait déclaré que la Première dame aura « un rôle, un vrai statut, une vraie capacité à faire ».

« Quand demain, nous serons élus, Brigitte aura ce rôle, cette place, cette exigence, pas dissimulée derrière un tweet ou autre cachette mais à mes côtés », affirmait au mois de mars le Président de la république, alors candidat.

Le président de la République avait également annoncé que son épouse ne serait pas rémunérée. Les moyens mis à sa disposition ont été estimés à 450 000 € par an, selon la Cour des Comptes en 2014, rappelle toutefois La Voix du NordUne charte pour codifier le rôle de la Première dame dans le droit français est en cours de préparation à l’Élysée.

« Un problème de conscience nationale »

« Il n’y a aucune raison pour que l’épouse du chef de l’État puisse obtenir un budget sur les fonds publics. Brigitte Macron dispose à l’heure actuelle d’une équipe de deux à trois collaborateurs, ainsi que de deux secrétaires et deux agents de sécurité et cela est suffisant », explique Thierry Valette dans le texte qui accompagne sa pétition.

« Avec un tel statut la première dame usera de son rôle comme bon lui semble et ce sera lui reconnaître une existence juridique qui permettrait de bénéficier d’un budget, d’un rôle important, de nombreux collaborateurs, chauffeurs, protection renforcée et autres avantages… » poursuit-il.

« À l’heure où l’état souhaite faire des économies dans le budget de l’armée et souhaite moraliser la vie politique, se pose un problème de conscience nationale », insiste Thierry Valette qui précise ne « nullement [remettre] en cause les compétences » de Brigitte Macron.

Agacement des élus

Alors que l’Assemblée a voté l’interdiction des emplois familiaux pour les parlementaires, dans le cadre du projet de loi sur la moralisation de la vie publique, la réflexion en cours sur le futur statut de Brigitte Macron, génère aussi un certain agacement parmi les élus.

« Faites ce que je dis, pas ce que je fais », avait taclé l’ancien ministre des transports LR Thierry Mariani sur Twitter en juillet.

Des députés de la France Insoumise ont également tenté de déposer un amendement – retoqué – pour que des moyens ne puissent être donnés aux conjoints du président, comme des membres du gouvernement ou des parlementaires.

« Un emploi est rémunéré. L’épouse d’Emmanuel Macron ne le sera pas. En revanche, elle a un rôle », a réaffirmé le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner, le 27 juillet dernier sur BFMTV.

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