La justice a une fois de plus confirmé en appel le blocage le décret migratoire signé par Donald Trump. 

Prochaine étape : la Cour suprême.

L’administration Trump n’a plus que ce recours afin de faire valider son décret migratoire, interdisant aux ressortissants de six pays musulmans l’entrée aux Etats-Unis. Jeudi, la justice américaine a confirmé en appel la suspension de cette décision anti-immigration : «Le Congrès a accordé au président un large pouvoir pour interdire l’entrée des étrangers, mais ce pouvoir n’est pas absolu», a écrit le juge Roger Gregory, président de la cour d’appel de Richmond (Virginie). 

Ce pouvoir «ne peut être incontrôlé quand, comme en l’espèce, le président y a recours à travers un décret qui porte des conséquences dommageables irrémédiables pour des personnes dans tout le pays», a-t-il ajouté.

Jeff Sessions, le ministre de la Justice, a critiqué la décision de la cour d’appel de Richmond, qui selon lui sape «les efforts du président pour renforcer la sécurité nationale du pays». Les magistrats sont «non persuadés» que le décret «ait plus à voir avec la sécurité nationale qu’avec la concrétisation de la promesse du président d’interdire les musulmans». Selon eux, le texte «parle de façon vague de la sécurité nationale, mais en fait il dégouline d’intolérance religieuse, d’hostilité et de discrimination».

« Rendez-vous au tribunal »

Ce texte qui cristallise toutes les oppositions avait été contesté en justice. Quelques jours après le 27 janvier, date de la signature du tout premier décret, plusieurs cours de justice locales en avaient interdit l’application

A la confirmation en appel de cette suspension, le président Donald Trump avait fait part de sa détermination : «Rendez-vous au tribunal, la sécurité de notre nation est en jeu», avait-il tweeté. 

Début février, la nouvelle version du texte, atténuée, avait elle aussi été suspendue par la justice, saisie sur le cas particulier d’une famille menacée par la guerre en Syrie, dont l’entrée aux Etats-Unis était interdite par ce décret. Hawaï, le Maryland, l’Etat de Washington, le Minnesota, l’Etat de New York ou l’Oregon faisaient partie des Etats contestataires. «L’administration persiste à vouloir mettre en oeuvre une politique inhumaine et anticonstitutionnelle, et sape aussi notre sécurité au lieu de mieux nous protéger», avait écrit dans un communiqué le plus haut responsable de la justice de l’Etat du Maryland, Brian Frosh.

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