Les deux principaux aéroports de Houston sont fermés au trafic commercial et l’un des plus importants hôpitaux de la plus grande ville du Texas est en cours d’évacuation, à cause des inondations catastrophiques provoquées par l’ouragan Harvey.L’impact attendu de l’ouragan Harvey, qui provoque des inondations catastrophiques dans l’est du Texas et à Houston, la plus grande ville de l’Etat, est le pire « jamais vu », a estimé dimanche la météorologie fédérale américaine.

Le principal aéroport de Houston, le George Bush Intercontinental Airport, a été fermé au trafic commercial dimanche en début d’après-midi, les routes qui le relient au reste de la région étant « coupées en raison des inondations », selon un tweet de l’aéroport. Le deuxième aéroport de la ville, Hobby, est totalement fermé: ses pistes sont sous eau. Le juge Ed Emmett, qui dirige le comté dont dépend Houston -une ville de 2,3 millions d’habitants où bat le coeur de l’industrie pétrolière des Etats-Unis- a indiqué que l’un des plus grands hôpitaux de la ville était aussi en cours d’évacuation.

L’hôpital, qui selon son site internet compte un peu moins de 500 lits, « évacue d’abord les patients en état critique qui vont être transportés dans différents endroits à travers la communauté », a précisé M. Emmett. L’impact attendu de l’ouragan Harvey, qui provoque des inondations catastrophiques dans l’est du Texas et à Houston, la plus grande ville de l’Etat, est le pire « jamais vu », a estimé dimanche la météorologie fédérale américaine.

« Cet événement est sans précédent et toutes ses conséquences ne sont pas encore connues mais vont au-delà de ce qu’on a jamais vu », a écrit le National Weather Service (NWS) dans un tweet. Depuis vendredi soir, il déverse sans discontinuer des trombes d’eau sur toute la partie sud-est du Texas.

A Victoria, Harvey a semé la destruction et les habitants redoutent la suite

Sur une planche en bois détrempé, accrochée à la hâte pour obstruer la fenêtre d’une maison de ce quartier résidentiel, un message désespéré a été marqué au feutre noir: « Dieu, aide nous tous ».

De nombreuses branches, quand ce ne sont pas des arbres entiers déracinés, des voitures en panne et des débris de toutes sortes, jonchent les rues de Victoria, une ville du Texas balayée par l’ouragan Harvey. Et la pluie continuait de tomber dimanche.

L’Agence fédérale des situations d’urgence a prévenu que la reconstruction prendrait « des années » après le passage de la tempête, suivie d’inondations sans précédent.

Mais à Victoria, une commune de 67.000 habitants au milieu d’un triangle reliant Houston, San Antonio et Corpus Christi, les habitants se concentrent sur leurs besoins immédiats.

« Nous n’avons pas d’eau pour l’instant », lâche John Moraida, « il faut aller chercher de l’eau, ou alors on collecte l’eau de pluie pour la chasse d’eau des toilettes ».

John est arrivé ici juste après le passage du précédent ouragan en 2003. Claudette avait alors privé d’électricité 90% de la ville, mais ce n’était rien par rapport à Harvey, le plus puissant à frapper les Etats-Unis depuis 2005 et le Texas depuis celui de 1961, Carla.

Plus d’eau, plus d’électricité

« Je suis resté là pendant toute la tempête », « j’ai vu la destruction se passer, tous les toits s’envoler des maisons, les arbres tomber, c’est horrible », raconte-t-il.

Les vents se sont essoufflés depuis que Harvey a frappé la côte texane vendredi soir, et l’ouragan est redevenu tempête. Mais les inondations catastrophiques ne font que commencer dans la région.

Du coup, les habitants de Victoria se demandent s’ils sont en sécurité. Le pire est-il derrière eux?

« Bien sûr, il y a le problème de l’eau, et de l’électricité », soupire Teresa Reeder. « L’eau, à cause des bactéries qui s’y trouvent. L’électricité, ne serait-ce que parce que sans elle, on ne peut rien faire marcher », détaille-t-elle. On en a besoin « pour les réfrigérateurs, la nourriture, et que tout le monde reste en bonne santé ».

Aux carrefours routiers, des voitures, et même des pick-up, ont été abandonnés dans les flots.

Dans les rues résidentielles, l’eau arrive souvent aux genoux. Et à l’occasion d’une accalmie, des familles sortent pour constater les dégâts.

Judy Malak, qui vit à Victoria depuis 40 ans, s’est préparée pour affronter les intempéries. Mais face à la destruction d’une ampleur inédite, elle craint que ses provisions ne suffisent pas.

« Nous n’avons pas d’électricité », « on ne trouve plus d’essence », dit-elle. « Et nous sommes en train d’épuiser les dernières réserves de gaz pour notre générateur ».

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