XALIMANEWS- Lors d’un examen de recrutement pour intégrer l’armée indienne, les candidats ont dû se mettre en sous-vêtements pour empêcher toute tentative de triche, un fléau très répandu dans le pays.

Pour éviter la tricherie des étudiants, les examinateurs ont parfois des idées… saugrenues. La dernière en date nous vient de l’armée indienne, qui, pour empêcher toute tentation de triche lors d’un test de recrutement écrit dans l’Etat du Bihar, a ordonné aux candidats de se mettre en sous-vêtements! La triche aux examens, en particulier ceux qui mènent aux emplois publics, est un véritable fléau en Inde, et les méthodes employées par les jeunes pour tricher rivalisent avec celles que trouvent les examinateurs pour les en empêcher.

Le quotidien indienThe Indian Express a publié ce mardi 1er mars la photo de dizaines d’hommes portant uniquement un slip et assis en tailleur sur un terrain, nombre d’entre eux ayant leur copie posée sur leurs cuisses devant un surveillant en uniforme. Selon une source de l’armée citée par le journal, cette décision radicale a été prise pour «gagner du temps dans la fouille de tant de gens», plus de 1.000 candidats s’étant présentés au concours.

«Cela semblait bizarre»

«Nous n’avons eu d’autre choix que de nous plier aux instructions même si cela semblait bizarre», a dit l’un d’eux au quotidien. Un porte-parole de l’armée à New Delhi s’est refusé à tout commentaire sur cette information. Il y a un an, une tricherie géante d’aspirants policiers dans ce même Etat de l’Inde avait abouti à l’arrestation d’environ 1.000 personnes.

La triche aux concours est fréquente en Inde, particulièrement pour l’obtention de bonnes notes aux examens finaux ou pour décrocher un emploi public, très recherché. L’Etat du Bihar, l’un des plus pauvres et les plus peuplés de l’Inde, est particulièrement touché par ce phénomène. La photo de la facade d’un centre d’examens dans le Bihar auxquels s’étaient agrippés des proches de candidats pour leur souffler les réponses dans leur salle avait eu un grand retentissement en Inde l’an dernier.

/etudiant.lefigaro.fr

 

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