Mardi 12 septembre, le tribunal correctionnel de Tournai (Belgique), à quelques kilomètres à l’est de Lille, a eu à juger une affaire aussi sordide que rocambolesque. Une sexagénaire a fait croire à l’une de ses amies que sa fille était atteinte d’une maladie incurable. Ne pouvant pas payer les frais de santé ni le lit médicalisé qui permettrait à sa progéniture de terminer ses jours à domicile, elle a demandé à son amie d’avancer les frais.

Cette dernière a accepté et a donc aidé financièrement sa camarade et sa fille malade. Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Désirant sûrement davantage d’argent, la sexagénaire belge a poussé le vice encore plus loin. C’est ainsi que le 15 novembre 2013, elle a annoncé la mort de sa fille. Usant du même stratagème, elle a, à nouveau, demandé à son amie d’avancer les frais des funérailles.

La défunte se portait comme un charme

Sauf que, quelques semaines plus tard, la prétendue défunte s’est saisie de son compte Facebook pour souhaiter de bonnes fêtes de fin d’année à tous ses amis. Voyant qu’elle se portait comme un charme, l’amie a porté plainte pour escroquerie, devenue la victime d’une arnaque bien huilée. La pilleuse utilisait en effet de fausses lettres écrites par les enfants de « la malade » pour remercier la bienfaitrice d’avoir contribué financièrement à organiser l’enterrement. Consciente d’avoir été manipulée, elle demande désormais le remboursement des 162 000 euros charitablement donnés.

Et ce mardi, le tribunal correctionnel de Tournai a décidé de condamner la sexagénaire à une peine de quinze mois d’emprisonnement avec sursis pour usage de faux et escroquerie. En outre, le tribunal a revu à la baisse la demande de la requérante et a sommé la délinquante de rembourser 150 000 euros à son ancienne amie. De leurs côtés, la fille et les petites filles de la coupable ont été interrogées et disent ne pas avoir été mises au courant de ces manœuvres crapuleuses…

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