Lors d’un match de Coupe d’Argentine, Federico Allende, défenseur du club de Pacifico (D4), a gêné les attaquants d’Estudiantes de la Plata (D1) en les piquant avec une aiguille. Résultat : son club s’est qualifié… mais lui s’est fait virer.

On connaissait l’expression « jouer comme un boucher« , qui signifie jouer très dur en faisant des gros tacles dangereux. Grâce à Federico Allende, on peut désormais dire « jouer comme un couturier… sadique« . C’est l’histoire relayée dans des médias sud-américains et repris par la BBC.

« Il faut jouer sale », clame le défenseur à l’aiguille

Le 11 juin dernier, lors du premier tour de la Coupe d’Argentine, David a battu Goliath : Sport Pacifico, club de quatrième division, a scalpé Estudiantes de la Plata, club de l’élite dirigé par le président-joueur Juan Sebastian Veron (3-2). Un authentique exploit donc. Mais ce cliché idyllique est depuis rattrapé par les révélations de Federico Allende.

Ce défenseur colombien de Pacifico s’est vanté, le 13 juin au micro de Vorterix Radio, d’avoir usé d’un stratagème curieux et un peu violent lors du match. « Je n’arrêtais pas de piquer les attaquants d’Estudiantes avec une aiguille« , a-t-il fanfaronné, arguant qu' »il faut jouer sale » pour battre les grosses équipes.

Une aiguille cachée dans un protège-tibia ? « C’est ça le football »

L’arrière colombien a sa vision du football, et il ne s’en cache pas : « On sait que les joueurs de l’élite n’aiment pas les contacts. Ils n’aiment pas qu’on gagne du temps ou qu’on joue sale. Donc, c’est comme ça qu’on fait. C’est ça, le football. Le foot, c’est pour les intelligents.« 

Il semblerait que Federico Allende a caché une aiguille dans chaque protège-tibia. L’une se serait cassée mais pas l’autre. Allende a ainsi pu multiplier les interventions « piquantes » dans les jambes de Juan Otero, l’attaquant d’Estudiantes. Celui-ci s’est plaint plusieurs fois après de l’arbitre, mais l’homme au sifflet n’a pas réagi.

Le président voit rouge : « Je vais le virer »

« J’ai complétement annihilé Otero. Il doit me haïr« , a encore claironné Federico Allende. La BBC indique que lorsqu’il a été mis au courant de ces révélations et de ces mots, l’attaquant d’Estudiantes a qualifié son adversaire colombien d' »homme mauvais« . Cela va peut-être atténuer sa frustration : le revers de la médaille est violent pour Allende.

Sport Pacifico a savouré sa victoire, mais maintenant que le club sait ce qu’a fait Allende, c’est la soupe à la grimace. Et dire que les joueurs ont été fêtés comme des héros à leur retour chez eux… Hector Moncada, le président, est ulcéré. Dans une interview au journal argentin Clarin, il allume le Colombien, dont le sort est déjà réglé : « Nous sommes dévastés. Cet incident a terni le bon travail de l’équipe. Je vais le virer.« 

« Qui s’y frotte s’y pique« , comme qui dirait…

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