Après une nuit de pluies diluviennes, des éboulements et des coulées de boue ont ravagé un quartier de la capitale sierra-léonaise, Freetown. Le bilan, encore provisoire, pourrait être revu à la hausse.

Freetown, la capitale de Sierra Leone, a été touchée ce lundi par un glissement de terrain meurtrier. Au moins 312 personnes ont été emportées par des éboulements et des coulées de boue qui ont fait suite à de fortes précipitations, selon un bilan provisoire de la Croix-Rouge locale. À la morgue de l’hôpital Connaught, l’espace manquait pour accueillir tous les corps, tant ils étaient nombreux, a expliqué un employé de l’hôpital, Mohamed Sinneh.

Le glissement de terrain est survenu en début de matinée dans la localité de Regent, après une nuit de pluies diluviennes. Une partie de la colline surplombant ce quartier de la capitale s’est effondrée sur des habitations. Un journaliste de l’AFP présent sur les lieux de la catastrophe a vu des corps de victimes transportés par des habitants, et des maisons submergées par des coulées de boue dans deux quartiers de la ville, où des rues ont été envahies par des rivières en crue.

Des images diffusées par des médias locaux montrent des habitants traversant les rues avec de l’eau jusqu’à la taille et des corps étendus dans une arrière-cour. Une ONG locale, Society 4 Climate Change Communication (S4CCC-SL), a publié sur Twitter une photo montrant cinq corps maculés de terre entremêlés, dont celui d’au moins deux femmes et d’une petite fille. Sur d’autres vidéos diffusées par l’ONG, des rues bordées de maisons aux toits en tôle ondulée se sont transformées en rivières en crue.

Un danger récurrent dans ce pays

Les inondations constituent un danger récurrent en Sierra Leone, où des habitations précaires sont régulièrement emportées par des pluies torrentielles. Il pleut six mois par an à Freetown, ville surpeuplée d’environ 1,2 million d’habitants.

En septembre 2015, des inondations avaient fait 10 morts et quelque 9000 sans-abris dans la capitale de ce pays anglophone d’Afrique de l’Ouest. Le ministre de la Santé avait à l’époque mis en garde contre les risques accrus de maladie, comme le choléra, en raison des inondations.

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