Un homme a attaqué plusieurs personnes à l’arme blanche, vendredi, dans les rues de Turku, au sud de la Finlande. Deux des victimes sont décédées. 

Samedi matin, la police finlandaise ignorait toujours les motivations du suspect arrêté après avoir poignardé à mort deux personnes et blessé six autres, vendredi, dans la ville portuaire de Turku, au sud-ouest de la Finlande. «Il y a huit victimes dans l’attaque au couteau. Deux morts et six blessés», a écrit sur Twitter la police de la région. Une victime est morte sur place et l’autre à l’hôpital.

La police décrit l’agresseur comme «un jeune homme d’origine étrangère», sans donner d’autres détails. Les policiers ont également indiqué travailler en coopération avec les services de l’immigration finlandais, mais son identité n’a pas été établie.

Lors d’une conférence de presse, la police a précisé que l’une des victimes avait été attaquée alors qu’elle portait secours à une autre sur la place du Marché au centre de la ville. «L’assaillant a ensuite quitté la place vers une rue très fréquentée et poignardé plus de gens», a ajouté un porte-parole de la police. «A ce moment de l’enquête, nous ne pouvons pas dire s’il s’agit d’un acte terroriste», a-t-il poursuivi.

Selon un représentant de l’hôpital de Turku, toutes les victimes étaient des adultes. Une personne est morte sur place et l’autre à l’hôpital. D’après le Spiegel, trois autres victimes sont hospitalisées en soins intensifs.

Vraisemblablement le fait d’un seul homme 
L’attaque est vraisemblablement le fait d’un seul homme, mais les forces de l’ordre recherchaient cependant d’éventuels complices.

L’incident a eu lieu en plein cœur de cette ville portuaire et ancienne capitale de la Finlande, peu après 16 heures (15 heures à Paris) dans un quartier très fréquenté. «J’ai vu une vieille dame (…), elle avait du sang partout sur le corps», a expliqué Wali Hashi, présent sur les lieux. «J’ai tenté de l’aider (…), je l’ai mise sur le côté». «Une jeune femme a très fortement crié vers un coin de la place. Nous avons vu un homme sur cette place, un couteau à la main et l’agitant», a raconté à la télévision publique finlandaise YLE un témoin. La police a appréhendé l’assaillant à peine vingt minutes après l’attaque.

Vendredi, la police avait demandé à la population de quitter et d’éviter le centre de Turku. La police a renforcé la sécurité à l’aéroport d’Helsinki-Vantaa et dans les gares du pays.

Il est «difficile de comprendre qu’une telle violence ait pu se produire à l’échelle de Turku. De tels événements, qui ont été trop fréquents en Europe et dans le monde, sont maintenant arrivés ici, ce qui nous effraie également», a déclaré dans un communiqué Aleksi Randall, maire de cette ville d’environ 185 000 habitants.

le risque d’attentat évalué à deux sur une échelle de quatre

En juin, les services de sécurité finlandais (Supo) avaient relevé d’un cran leur évaluation du risque d’attaque terroriste, annonçant avoir repéré une activité de Daech qui pourrait viser la Finlande. Le risque, considéré jusque-là comme «faible», est désormais «relevé», soit le deuxième cran le plus bas sur une échelle de quatre, ont indiqué les autorités.

En 2012, le Premier ministre de l’époque avait été approché à Turku dans la rue par un homme qui tenait un couteau. N’ayant pas manifesté d’agressivité et visiblement perturbé psychologiquement, cet homme n’avait pas été poursuivi. L’Union européenne a «fermement condamné» l’attaque. Fin 2016, une élue municipale et deux journalistes ont été tuées par balles dans une ville proche de la frontière russe, un drame illustrant le problème des armes à feu dans le pays, très répandues. Les forces de l’ordre avaient alors rapidement interpellé un homme désigné par plusieurs témoins comme le tueur.

L’Europe condamne l’attaque de Turku

Les pays d’Europe n’ont pas tardé à condamner l’attaque. Sur Twitter, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker a déclaré que ses pensées allaient «aux victimes de l’attaque de Turku et à leurs proches» :

Emmanuel Macron a également fait part de sa solidarité avec les victimes de l’attaque :

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