Alors qu’une enquête est en cours pour déterminer les circonstances précises du décès de Rebecca Burger, la famille de la blogueuse de fitness alsacienne a décidé de porter plainte.

La jeune femme de 33 ans a trouvé la mort après qu’un siphon de crème chantilly l’a percutée à la poitrine, le 18 juin dernier. Son frère a affirmé à LCI son intention de porter plainte contre le fabricant, la marque Ard’time.

La marque a également réagi au décès de la blogueuse: « Ard’time a pris connaissance d’un accident de siphon survenu récemment et ne peut malheureusement que le déplorer », est-il écrit dans un communiqué.

L’entreprise précise qu’en raison de la dangerosité de ce type de siphon, elle avait cessé de les commercialiser et qu’une vaste campagne de rappel était organisée.

« Avec nos distributeurs et à l’aide de leurs fichiers clients, une campagne massive d’information et de rappels produits a été engagée. Plus de 100 000 consommateurs ont été avertis (courriers, appels téléphoniques, messages sur les tickets de caisse…) les invitant à ne plus utiliser leur siphon (…). Il reste malheureusement encore beaucoup de siphons à tête PEHD, toutes marques confondues, qui restent potentiellement dangereux au fil du temps et notre combat reste quotidien pour alerter les utilisateurs », déplore Ard’ime.

Déjà plus de 200 000 siphons défectueux retirés du marché

La DGCCRF (Répression des fraudes) a mis en garde jeudi contre les risques liées à l’utilisation de certains siphons culinaires défectueux, après la mort d’une blogueuse connue à la suite de l’explosion d’un siphon à chantilly.

Blessures graves aux mains, au thorax, au visage

«Depuis 2010, plusieurs modèles de siphons culinaires ont causé des accidents domestiques graves dus à leur explosion, soit à la première utilisation, soit après plusieurs années d’utilisation», indique la DGCCRF dans un communiqué.

«L’explosion propulse des éclats à grande vitesse pouvant occasionner des blessures graves notamment aux mains, au thorax ou au visage», ajoute t-elle. «Dans la grande majorité de ces accidents, les appareils défectueux sont constitués d’une tête en matière plastique et d’un corps en aluminium et ont été achetés entre 2010 et 2013», selon la DGCCRF.

Contacter le vendeur

La DGCCRF a déjà procédé au retrait de plus de 200 000 siphons défectueux. La répression des fraudes invite les consommateurs «à s’assurer que les produits qu’ils détiennent n’ont pas fait l’objet d’un rappel et d’un retrait du marché», en contactant le vendeur.

Elle recommande même de cesser d’utiliser tout appareil de ce type qui «ne porterait aucune identification et serait constitué d’un corps en aluminium et d’une tête en matière plastique».

AFP

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