Faits divers | Remise en liberté de l’assaillant de Marseille : le préfet du Rhône remplacé

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Le préfet du Rhône, Henri-Michel Comet, va être remplacé, a déclaré ce mardi une source gouvernementale, après la remise d’un rapport pointant «de graves dysfonctionnements» qui ont conduit à la remise en liberté de l’assaillant de Marseille, qui a tué deux jeunes filles le 1er octobre.

Le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb a annoncé mardi un profond renouvellement au sein de l’équipe préfectorale du Rhône, «dès demain». Tout comme M. Comet, préfet du Rhône et de la région Auvergne-Rhône-Alpes, le secrétaire général de la préfecture du Rhône sera lui aussi remplacé, a précisé la source gouvernementale.

Ahmed Hanachi, un Tunisien de 29 ans, a tué au couteau deux jeunes femmes le 1er octobre à la gare Saint-Charles de Marseille, avant d’être abattu par la police.

Interpellé deux jours avant pour vol dans un centre commercial de Lyon, Ahmed Hanachi avait été remis en liberté le lendemain, alors qu’il était en situation irrégulière. Une enquête administrative avait été ouverte.

« Des erreurs de jugement »

Remis au ministre de l’Intérieur Gérard Collomb mardi, le rapport de l’Inspection générale de l’administration (IGA) ne met pas en exergue de fautes individuelles dans la gestion du cas d’Ahmed Hanachi, mais relève des «erreurs de jugement» qui «s’expliquent au moins en partie par la manière défaillante dont la permanence de l’éloignement (des étrangers en situation irrégulière) et, pour partie, le suivi de la chaîne de l’éloignement ont été organisés, responsabilité qui relève clairement du corps préfectoral».

Les «erreurs de jugement sont à apprécier dans le contexte de dysfonctionnements graves du dispositif de l’éloignement que la mission a constatés, constat qui n’est pas limité à la seule journée du 30 septembre 2017», écrit l’IGA, qui formule des préconisations largement reprises par le ministre.

M. Collomb demande ainsi que soient renforcées les permanences d’éloignement qui interviennent le week-end.

Vers des procédures claires

Il veut également «établir au sein de la préfecture des procédures claires pour sécuriser les échanges d’informations» entre les services de police, le greffe du centre de rétention administratif, les agents de permanence en préfecture et les membres du corps préfectoral de permanence.

Le ministre, ex-maire de Lyon, entend également que soit «assurée la traçabilité des procédures d’éloignement ayant échoué» mais également «solliciter des centres de rétention autres que celui de Lyon» en cas de saturation.

Plus globalement, Gérard Collomb a annoncé d’ici à la fin de l’année 200 places supplémentaires dans les centres de rétention administratifs et l’ouverture aux préfectures du système d’information des centres de rétention, pour «mieux piloter leur politique de placement».

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