Mercredi, ils n’étaient encore « que » quinze. Mais on apprend désormais que d’après le nouveau comptage officiel de l’agence régionale de santé (ARS), pas moins de 70 salariés de l‘usine Clarebout Potatoes de Neuve-Église (Belgique) ont été hospitalisés, selon La Voix du Nord. Tous vivent dans le département du Nord, en France, et travaillent de l’autre côté de la frontière.

Opacité totale

Maux de tête, fièvre, courbatures: comme pour une grippe. À chaque recensement,le nombre de victimes double: 15 mercredi, puis 31 vendredi, ils sont désormais 70.

L’ARS se veut rassurante: « On est toujours sur les mêmes symptômes, mais ce n’est pas grave, la plupart sont sortis. » 

En revanche, impossible de savoir combien de salariés belges sont concernés: l’équivalent belge de l’ARS ne communique pas…

Reste que, comme le raconte La Voix du Nord, « pour le moment, le dossier baigne dans l’opacité la plus totale. Ni l’ARS, ni l’agence flamande de santé, ni l’usine ne souhaitent en dire plus. Tout au plus apprend-on que « des analyses sont en cours ».

28 prises de sang, 11 jours d’arrêt

Le quotidien nordiste est assailli d’appels de salariés français, qui veulent rester anonymes de peur de perdre leur emploi. Tous raconte la même chose, comme celui-là: « hospitalisé de vendredi à lundi », et ressorti « 28 prises de sang plus tard, avec onze jours d’arrêt maladie ».

C’est le 21 juillet, après le nettoyage de deux lignes de production, que les premiers symptômes sont apparus. Certains salariés soupçonnent la présence de légionelles, responsables de la légionellose, qui se nichent dans l’eau. Or, ce jour-là, de l’eau, il y en avait « partout ».

L’usine tourne toujours

Clarebout, au départ, évoque une « épidémie de grippe ». Les symptômes concordent. Désormais, on parle d’une « forme bénigne de légionellose, appelée fièvre de Pontiac ».

D’ici aux résultats des analyses, l’usine tourne toujours. Mais impossible de savoir si des mesures ont été prises, s’il y a d’autres malades mystérieux….

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