Le massif du Mont-Blanc a rendu des restes humains, une main et une jambe, pouvant appartenir à des passagers victimes de l’un des deux accidents d’avion d’Air India survenus en 1950 et en 1966.

La découverte a été faite jeudi par Daniel Roche, un Lyonnais qui se passionne depuis une quinzaine d’années pour ces catastrophes aériennes et sillonne sans relâche le glacier des Bossons, où ont été pulvérisés le « Malabar Princess », un Lockheed Constellation, et le « Kangchenjunga », un Boeing 707.

«Je n’avais jamais retrouvé de restes humains aussi importants»

«Je n’avais jamais retrouvé de restes humains aussi importants», a-t-il déclaré. «Je retrouve souvent des morceaux de scalp, de mâchoires. Mais là, c’est une main, fine et entière, parcheminée, et un morceau de jambe, la partie supérieure», a-t-il décrit.

Selon lui, et après consultation d’un anthropologue médico-légal, il pourrait s’agir des restes d’une femme, passagère du Boeing 707 qui s’est écrasé le 23 janvier 1966 avec 117 personnes à bord. Il en a retrouvé l’un des quatre réacteurs, qu’il compte redescendre dans la vallée par hélitreuillage à l’automne.

Sans doute des restes de deux passagers

Sitôt après sa découverte, il a prévenu le Peloton de gendarmerie de haute-montagne (PGHM) de Chamonix, qui a transporté en hélicoptère les restes humains dans un sac mortuaire, comme le relate Le Messager.

«Ces restes ne sont probablement pas du même corps. Ce sont probablement des passagers, mais entre les deux avions, difficile à dire», a affirmé le lieutenant-colonel Bozon, dirigeant le PGHM. On est «incapable de dire combien de corps ont été sortis» de la glace quand des débris resurgissent régulièrement, dit-il.

Source link