L’annonce de Gérard Collomb, ce mercredi, devant la commission des lois du Sénat, fait froid dans le dos.

Selon le ministre de l’Intérieur, l’État a recensé une « centaine » de personnes susceptibles de détenir légalement une arme tout en étant fichées S pour radicalisation et/ou terrorisme.

C’était par exemple le cas d’Adam Djaziri, mort dans un attentat raté sur les Champs-Élysées le 19 juin dernier, qui en possédait légalement plusieurs.

« Agir et traiter les problèmes »

«La personne qui voulait commettre cet attentat était inscrite au fichier S et était, en même temps, détentrice d’armes de manière tout à fait légale. C’est un signe de dysfonctionnement», a souligné Gérard Collomb devant les sénateurs, dans le cadre de l’examen du nouveau projet de loi antiterroriste.

«J’ai écrit à l’ensemble des préfets pour regarder ces situations-là et j’ai demandé (…) d’identifier l’ensemble des individus inscrits au fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT) de manière à pouvoir agir et à traiter les problèmes», a ajouté le ministre.

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