Plus de 30 ans après la mort du petit Grégory, retrouvé dans la Vologne, dans une vallée vosgienne, Murielle Bolle a été entendue fin juin par les gendarmes de la Section de recherches de Dijon. Murielle Bolle, âgée de 15 ans au moment des faits, avait accusé son beau-frère Bernard Laroche de l’enlèvement et du meurtre du garçonnet de 4 ans, avant de se rétracter.

Fin juin, lors de sa garde à vue, elle a maintenu à sa dernière version, selon les PV obtenus par nos confrères de Libération.

Interrogée sur la journée du 16 octobre, Murielle Bolle, âgée désormais de 48 ans, et mise en examen pour « enlèvement suivi de mort » dans le cadre de l’enquête sur l’affaire Grégory, a nié s’être retrouvée en voiture avec le mari de sa sœur.

« Puis c’est tout quoi »

« J’étais au collège. J’ai pris le bus scolaire pour rentrer à Aumontzey. Puis je suis montée chez la tante à Bernard, Louisette Jacob, puis c’est tout quoi », a déclaré Murielle Bolle.

Sa première version livrée aux gendarmes puis au juge Lambert, avant de se rétracter ? « Je ne sais pas », « je n’ai pas dit ça », « je n’ai jamais été là-bas », « c’est les gendarmes qui ont tout tapé ».

« Jamais eu de menaces de qui que ce soit »

Quid des menaces familiales, de la supposée correction reçue par sa sœur, Marie-Ange Laroche, des pressions familiales qui auraient pu la pousser à se rétracter ? « Je n’ai jamais eu de menaces de qui que ce soit », balaye la quadragénaire.

Elle semble ne pas avoir de souvenirs non plus de la réunion familiale qui s’est déroulée juste après l’arrestation de Bernard Laroche, dans le pavillon des Bolle, à Laveline-devant-Bruyères. Confrontée au témoignage d’une autre de ses sœurs, elle répète simplement: « je ne m’en souviens pas. »

« Mémoire sélective » pour les gendarmes

« Nous pensons que vous avez une mémoire sélective », notent les enquêteurs qui l’interrogent.

Ces derniers s’accrochent aussi aux témoignages d’un cousin de Murielle Bolle, qui s’est décidé à parler aux enquêteurs « car il en a gros sur le coeur » et de l’infirmière à domicile de la mère de Murielle Bolle. Cette dernière répète: « Je n’ai pas été frappée », « la rouste, ce n’est pas vrai ».

Confrontation avec le cousin le 28 juillet

Placée en détention provisoire, Murielle Bolle sera confrontée à son cousin le 28 juillet. Sa demande de mise en liberté sera examinée le 4 août.

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