Murielle Bolle, 48 ans, mise en examen, pour l’enlèvement suivi de la mort de Grégory Villemin le 16 octobre 1984, et écrouée à Dijon depuis le 30 juin, a cessé ce mardi la grève de la faim qu’elle avait entamée jeudi dernier, rapporte Le Bien Public, relayant une information du Figaro.

Murielle Bolle avait commencé cette grève de la faim pour « dire son innocence », juste après que la chambre de l’instruction de Dijon a décidé de son maintien en détention provisoire le 4 juillet.

« Elle a arrêté cet après-midi, a précisé son avocat Me Jean-Paul Teissonnière. Il faut préparer la confrontation avec le cousin qui a fait un témoignage contre elle. Il faut travailler ». Murielle Bolle « n’est pas en état de préparer quoi que ce soit à l’heure actuelle (…) elle est affaiblie, elle a des vertiges et donc elle a décidé raisonnablement » d’arrêter, a-t-il ajouté.

« Elle était dans l’attente. Là, on a un calendrier relativement précis, on a du travail à faire pour démonter ce témoignage absurde qui ne tient pas debout », a conclu Me Teissonnière.

Nouvelle demande de remise en liberté

Les avocats de la quadragénaire ont déposé une nouvelle demande de remise en liberté, selon Le Figaro.

Murielle Bolle doit également être confrontée le 28 juillet prochain à son cousin, qui affirme qu’elle a été violentée par sa famille après avoir accablé son beau-frère Bernard Laroche, violences qui auraient conduit cette femme, alors âgée de 15 ans, à modifier sa version des faits le lendemain.

Source link