Qui sont les « Dreamers » ?

Dream désigne un projet de loi qui faillit être adopté en 2010. Le Development, Relief, and Education for Alien Minors Act devait statuer sur le sort des migrants illégaux arrivés aux États-Unis quand ils étaient enfants. C’est à partir de cet acronyme que les personnes concernées se définissent aujourd’hui comme « Dreamers », ce qui signifie aussi « rêveurs ». La majorité d’entre eux est d’origine mexicaine.

Face à l’échec du projet de loi de 2010, l’ancien président Barack Obama avait créé en 2012 Deferred Action for Childhood Arrivals (DACA), un statut qui protège ces jeunes clandestins de l’expulsion. Il les autorise à demeurer dans le pays sous certaines conditions de bonne conduite :

  • – Être arrivé avant l’âge de 16 ans aux USA

  • – Être âgé d’au moins 15 ans et avoir moins de 31 ans en 2012

  • – Avoir un casier judiciaire vierge

  • – Avoir résidé continuellement aux États-Unis depuis 2007

  • – Avoir été scolarisé

Les « Dreamers » doivent renouveler leur permis de séjour tous les deux ans : ils sont donc référencés par les autorités américaines et ne sont pas naturalisés.

Pourquoi Donald Trump s’en prend-il aux « Dreamers » ?

On estime que les États-Unis comptent environ onze millions de clandestins qui ont beaucoup servi la rhétorique du candidat républicain en 2016. En particulier les « étrangers criminels » (« criminal aliens ») dont Donald Trump avait promis l’expulsion dès le premier jour de son mandat présidentiel : la mesure devait concerner deux millions d’individus. Donald Trump avait aussi promis de s’attaquer au statut DACA pendant la campagne.

En visant les « Dreamers », le président américain entend satisfaire la base conservatrice de ses partisans. Dans un discours de campagne à Phoenix (Arizona) le 31 août 2016, le candidat républicain avait par ailleurs affirmé que l’immigration clandestine faisait perdre chaque année à l’économie américaine l’équivalent de 113 milliards de dollars. L’aile modérée des républicains a par ailleurs exhorté ces derniers jours Donald Trump à ne pas supprimer le programme DACA.

Le soutien des grands patrons

Mais ces jeunes Hispaniques qui ont passé la majeure partie de leur vie sur le territoire américain contribuent aussi à l’économie du pays (en payant leurs impôts, notamment). C’est ce qu’ont rappelé les patrons de grands groupes comme Facebook, Google, Apple ou encore Microsoft dans une lettre ouverte de soutien aux « Dreamers », dont un quart vit en Californie, travaillant parfois pour les géants de la Silicon Valley.

Selon leurs défenseurs, l’expulsion des « Dreamers » représenterait ainsi une perte de 460,3 milliards de dollars pour les Étas-Unis.

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