Feux d’artifices et danses : la Corée du Nord fête avec faste le premier test réussi d’un tir d’un missile balistique intercontinental.

Ce lancement qui a eu lieu mardi 4 juillet, jour de fête nationale aux États-Unis, a été vivement critiqué par la communauté internationale.

Tiré le jour de l’indépendance américaine, ce « missile balistique non identifié » a été lancé depuis un site proche de Banghyon, dans la province de Pyongan Nord, frontalière de la Chine, a indiqué l’état-major interarmes sud-coréen dans un communiqué. L’engin est tombé en mer Orientale, appellation coréenne de la mer du Japon.

Il s’agit selon l’armée américaine d’un projectile de portée intermédiaire, qui a volé pendant 37 minutes, soit une durée inhabituellement longue. Selon l’armée sud-coréenne, il a parcouru « plus de 930 kilomètres ».

David Wright, scientifique membre de l’association Union of concerned scientists, estime que « si les informations sont correctes, ce même missile pourrait atteindre une portée maximale d’environ 6.700 kilomètres sur une trajectoire standard ». D’après lui, « cette portée n’est pas suffisante pour atteindre les 48 Etats [situés au sud du Canada] ou les plus grandes îles de Hawaï, mais elle serait suffisante pour atteindre tout l’Alaska ».


Les tensions entre Pyongyang et Washington sont de plus en plus fortes depuis l’accession de Donald Trump à la présidence des États-Unis et les essais réguliers de tirs nucléaires de la Corée du Nord.