Kenneth Frazier, PDG des laboratoires Merck, a annoncé, lundi, qu’il quittait ses fonctions. Il demande aux dirigeants américains de « rejeter » la haine.

Kenneth Frazier, le président-directeur général du grand groupe pharmaceutique américain Merck, a annoncé, lundi 14 août, qu’il démissionnait de ses fonctions de conseiller économique de Donald Trump pour protester contre les déclarations de ce dernier après les violences de Charlottesville (Virginie).

« Les dirigeants américains doivent honorer nos valeurs fondamentales en rejetant clairement les manifestations de haine, de sectarisme et toute revendication de suprématie qui nient l’idéal américain voulant que tous les hommes ont été créés égaux », a réagi M. Frazier, dans un tweet diffusé sur le site de Merck.

« En tant que PDG de Merck et en mon âme et conscience, j’estime de ma responsabilité de prendre position contre l’intolérance et l’extrémisme », a ajouté M. Frazier, 62 ans, PDG de Merck depuis 2011.

« Diverses parties »

Cette démission a lieu alors que des affrontements entre militants d’extrême droite et des contre-manifestants ont fait un mort à Charlottesville samedi. Le président américain a déclenché une polémique après avoir condamné « ces démonstrations flagrantes de haine, de sectarisme et de violence venant de diverses parties », renvoyant ainsi les deux camps dos à dos alors que le ministre de la justice américain, Jeff Sessions, a assimilé l’attaque, lundi, à du « terrorisme intérieur ».

M. Frazier avait été nommé par Donald Trump après son élection en novembre au sein du « conseil des exportations » (President’s Export Council). Ce cénacle, créé en 1973, est chargé de conseiller le président sur sa politique commerciale.

En réaction, Donald Trump s’est aussitôt fendu d’un tweet. « Il aura plus de temps pour se consacrer à réduire les prix totalement abusif des médicaments », a-t-il déclaré.

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