confrontation-bolle-cousin

Confrontés ce vendredi 28 juillet 2017  à Dijon (Côte-d’Or), Murielle Bolle et son cousin germain Patrick F. ont maintenu chacun leurs déclarations. Deux versions radicalement opposées. L’enquête continue.

«Il est assez peu fréquent qu’une confrontation fasse bouger les lignes. Le plus souvent, chaque protagoniste campe sur ses positions. Au final, il n’en ressort pas grand-chose…» Ce constat, dressé par un avocat pénaliste expérimenté, s’est en partie vérifié vendredi à Dijon (Côte-d’Or).

Murielle Bolle, 48 ans, a nié avoir subi, le 5 novembre 1984, des violences de la part de ses proches, brutalités qui l’auraient poussée à disculper son beau-frère Bernard Laroche qu’elle venait d’accuser.

Patrick F., 54 ans, a réaffirmé avoir assisté à cette «volée» prise par sa cousine, comme il l’avait relaté le 17 juin dernier aux gendarmes puis à Claire Barbier. Et aussi que sa cousine lui avait confié que Bernard Laroche avait remis Grégory à deux personnes, détail que l’intéressée n’a pourtant jamais donné dans ses aveux initiaux.

Reste à savoir quelle impression ont laissé les protagonistes à la magistrate en charge d’élucider l’assassinat du petit garçon, retrouvé noyé dans les eaux de la Vologne (Vosges) le 16 octobre 1984.

L’homme – dont l’anonymat a été conservé – décrit un dialogue difficile à établir avec sa cousine. « Elle me répondait par ‘Je ne sais pas, je ne me souviens pas, je ne me souviens plus, c’est un menteur’. C’était les trois réponses que j’ai eu tout le débat », explique-t-il à BFM.

Également traité de mythomane par l’avocat de Murielle Bolle, l’homme a indiqué avoir refusé de lui répondre.  » Vous dites que j’ai le monopole du mensonge et vous de la vérité, mais vous, vous n’y étiez pas et moi j’y étais », lui aurait-il rétorqué.

Derrière les barreaux depuis trois semaines, Murielle Bolle se retrouvera à nouveau devant la justice le 4 août, pour l’examen de sa demande de remise en liberté.

Laisser un commentaire