La raison invoquée pour ne pas procéder à l’avortement est l’avancement de la grossesse. Elle n’a été détectée qu’à huit mois.

Une enfant de 10 ans a découvert qu’elle était enceinte de huit mois, dans la province de Mendoza dans l’ouest de l’Argentine. La fillette, dont l’identité n’a pas été révélée, se plaignait de douleurs abdominales auprès de sa mère.  

Conduite à l’hôpital de Mendoza, les médecins ont diagnostiqué une grossesse datée de 32 semaines soit huit mois. L’enfant a été hospitalisée. « La mineure ne s’était pas rendue compte de sa grossesse », a détaillé le procureur général Alejandro Gullé, de la Cour de Justice de la province, sur la chaîne Télévision Mendoza. 

IVG interdit

La petite fille n’a pas été autorisée à avorter. L’IVG est interdit en Argentine. Il est autorisé lorsque la grossesse est le fruit d’un viol ou qu’elle met en danger la vie de la mère. Toutefois, le parquet a estimé que dans son cas l’avortement n’était pas possible en raison de l’avancement de la grossesse.  

Les parents de la fillette devront ainsi décider s’ils veulent prendre soin du bébé ou le faire adopter. « Même si la loi ne fixe pas de limite pour une IVG, la logique va dans cette direction », a souligné le procureur général Alejandro Gullé. 

Tests génétiques pour identifier le violeur

L’auteur du viol pourrait pourrait être son oncle. A l’issue de l’audition de la fillette, la procureure en charge du dossier, Cecilia Bignert, a ordonné l’arrestation de l’homme âgé de 23 ans. Il a vécu quelques mois au sein de cette famille modeste. Ce dernier, qui pourrait être incarcéré pour « abus sexuel aggravé », sera soumis à des tests génétiques. 

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